François décide de se consacrer au thé bio

Pourquoi le thé ?

Je suis parti d’un constat simple : L’homme arrive à vivre car il maintient son corps en équilibre sinon il tombe malade. La preuve, on félicite une personne âgée car elle demeure en forme.

La boisson du quotidien

Notre alimentation est essentielle à notre bonne santé. En effet lorsqu’on mange un ingrédient avarié l’organisme en est déséquilibré. S’alimenter consiste donc juste à manger mais aussi boire. Il convient notamment de prendre une attention particulière aux boissons et surtout aux boissons chaudes car l’idéal est de boire à une température proche de 37°c. En dessous notre organisme va dépenser de l’énergie inutilement pour réchauffer à la température de notre corps.

Mise à part le thé quelles sont les boissons chaudes que l’on peut considérer objectivement comme indispensables et indiscutables c’est-à-dire n’ayant pas ou peu de défauts et agréables à déguster ? La réponse est simple il s’agit des plantes. CQFD car le thé n’est jamais qu’une plante qui a réussi !

Gravement intoxiqué par le lait à l’état de nourrissons je me suis tourné très jeune vers le thé : mon estomac à très vite compris que le thé, en tant que boisson amie, était fortement recommandée à privilégier à toute autre boisson chaude et cela dans n’importe quelles conditions et à n’importe quelle heure de la journée. Dès 9 ans mes parents acceptaient que j’aille fouiner dans les boutiques du Chinatown de Belleville pour aller y dénicher du thé en vrac. Personne ne faisait vraiment attention ni dans ma famille ni dans mon entourage à mes petites manies de buveur de thé. De mon côté je n’en faisais pas grand cas pourvu qu’on me laisse l’opportunité de boire du thé. Une fois adulte, redoutant de devoir boire des boissons assassines pour mon estomac tel que le jus d’orange, j’invitais systématiquement mon entourage à boire du thé. Je constatais que tout le monde était satisfait de la boisson que je leur préparais. Si l’important pour moi était surtout d’avoir réussi à échapper au pire, j’avais du mal à comprendre pourquoi les Français excluaient toujours le thé de leurs habitudes alimentaires.

Il y a 20 ans, l’opinion publique avait une image dégradée très négative du thé :

ringarde (boissons de mémés)
mauvais goût ou sans goût
empêche de dormir

En bref, cette boisson n’était concevable à absorber que dans les situations extrêmes pour se soigner : « j’en bois que lorsque je suis malade et encore …! ».

Il y a 20 ans, le thé avait aussi une image de snobisme passéiste d’un produit réservé aux riches. Qui n’a pas en tête le geste du petit auriculaire levé vers le haut pour soulever trop délicatement la tasse de thé. Geste symbolisant le ridicule d’une upper-classe en recherche d’identification sociale d’une époque Victorienne à jamais révolue.

Le paradoxe est que, si le thé est un acteur inexistant de nos habitudes alimentaires de cette fin de XXe siècle, la tendance inverse existe dans de très nombreux pays. Bien sûr dans toute l’Asie à commencer par la Chine et l’Inde mais aussi au Maghreb au Moyen-Orient, en Turquie et plus près de chez nous en Europe comme en Russie ou en Angleterre … partout boire du thé est un réflexe.

Depuis des siècles le thé est la boisson la plus bu au monde après l’eau. Depuis le XVIIIe siècle les Anglais ont fait découvrir le thé à la terre entière … Sauf aux Français !

Vers mes 35 ans après avoir copieusement baroudé dans différents coins de l’Asie, j’ai décidé que, puisque j’aimais le thé, il fallait le faire découvrir aux Français.

En tant que gourmand j’ai un grand plaisir à boire du thé. Non seulement il flatte et émoustille les papilles mais en plus il contribue à rassasier mon estomac.

Par ailleurs je me suis dit qu’affirmer que le thé est bon est certes juste mais nettement insuffisant ! En effet, la vérité est qu’il n’y a aucun aliment sur terre qui possède autant de qualité que le thé.

Les qualités incontournables du thé qui en font une boisson universelle sont les suivantes :

économique : Dans 100g de bon thé vendu 5 € le sachet vous pouvez faire 50 tasses de bonheur soit environ 0,10 € le litre.

facile à consommer (sous tous les climats, toute l’année, à toute heure, à toutes les occasions).

facile à transporter (léger, peu encombrant, ne s’altère ni au froid, ni au chaud, ni à la lumière, sa DLC est longue …)

une grande richesse de choix (>1800 variétés de thé d’origine rien qu’en Chine, des saveurs très variées).

des bienfaits pour la santé scientifiquement démontrés.

un art de vivre : prendre le temps de préparer son thé puis de le déguster permet de faire un « arrêt sur images » sur sa vie.  Le thé est un des rares ingrédients alimentaires à être capable de provoquer la réflexion sur soi-même, l’introspection. Il permet de s’ouvrir à l’état de conscience. 

Néanmoins le thé, bien qu’auréolé de ses nombreuses qualités indéniables, possède un handicap majeur aux yeux des Français : Son mode de préparation. Car, contrairement à la plupart des boissons achetées dans le commerce qui se boivent instantanément, le thé nécessite une préparation.

Ainsi un thé acheté très cher et donc à priori fort prometteur, peut se révéler décevant à la dégustation s’il n’a pas été préparé correctement. Qui n’a pas fait la désolante constatation d’un thé (une fois infusé) insipide ou trop corsé, aux relents d’amertume ou de chlore … Le thé est-il source d’insatisfaction ?

J’ai donc compris que pour le consommateur français boire le thé était un double Challenge à relever. Tout d’abord un vrai parcours du combattant afin de trouver un magasin qui puisse lui proposer un choix satisfaisant. Mais une fois devant le rayon, quel thé choisir ? Le consommateur est bien embarrassé et se demande sur quels critères il doit choisir. Vers un nom qu’il connaît ? Vers un packaging attractif ou une promo alléchante ? Certains prendront le temps de décrypter les informations inscrites sur l’emballage. Mais rien ne garantit que sa saveur va satisfaire à son acheteur. L’acte d’achat est important car un thé qui ne plaît pas ne va pas être dégusté une seconde fois. Alors, que doit faire le consommateur d’un sachet de thé qu’il n’aime pas : le cacher au fond d’un placard ou le jeter ?

Une fois rentrée chez lui le consommateur est exposé à un autre challenge tout aussi périlleux : bien préparer son infusion !

Dans un tel contexte peu favorable, je me suis posé la question de savoir s’il était bien judicieux de devenir « l’ambassadeur du thé » ! Vouloir imposer le thé comme une boisson de tous les jours nécessite de prendre les dispositions à la hauteur de la tâche … Cela mérite réflexion.

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Qui est François Cambell ?

François Cambell découvre très tôt les saveurs du thé. Sa curiosité naturelle le pousse déjà vers des saveurs nouvelles et des produits étonnants. C’est le début de l’aventure d’une vie, la découverte d’histoires, d’arômes, d’éthique, de qualité… de thé.

François fonde La Route des Comptoirs en 1997, après un voyage en Inde, avec la conviction qu’il peut allier sa passion du thé et sa conviction pour le bio. Il part aux quatre coins du monde pour trouver et sélectionner les meilleurs jardins issus de l’agriculture biologique et équitable.

Défenseur de la qualité, le fondateur crée de nouvelles recettes bio régulièrement pour vous proposer des thés qui répondent à vos envies et vous apporter un thé pour chaque moment.

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